Dans le cadre de leur projet de première année, Théo Artiguebieille, Flore Gentit et Ismael Hamadi ont organisé le 2 juin dernier dans l’atrium du campus de Blois une opération de sensibilisation au bruit. De quelle manière ? En organisant un concert impliquant 5 musiciens du conservatoire bien sûr !
Retour en questions et en images sur cette initiative aussi paradoxale qu’efficace, avec les 3 protagonistes qui ont souhaité répondre « en chœur ».
1) Comment est née l’idée de ce projet de sensibilisation au bruit et pourquoi avoir choisi de l’associer à un concert ?
L’idée de concert nous est venue en premier car nous sommes constamment entourés de musique, en particulier pour nous (Flore et Ismaël) puisque nous sommes au Conservatoire de Blois et dans la Filière musique danse théâtre de l’INSA. En sachant que nous avons besoin de notre audition pour notre activité, nous avons ensuite pensé aux dangers du bruit et les risques que ça représente. Associer notre concert à une sensibilisation du bruit nous a paru alors essentiel car ce sujet est banalisé et donc trop négligé. Ça peut impacter grandement notre santé en provoquant des conséquences physiologiques, psychologiques et sociales.
De plus, notre idée d’organiser un concert en partenariat avec le Conservatoire vient du fait que celui-ci organise des journées de prévention et de sensibilisation sur le bruit via des ateliers musicaux. C’est pour cela que nous avons réutiliser cette méthode lors de notre sensibilisation à l’INSA.
2) Qu’avez-vous voulu faire comprendre ou ressentir au public à travers cette opération ?
A travers cette opération on a voulu :
– Rappeler qu’il y a un lien très fort entre le conservatoire et l’INSA, qui existe mais qui est trop méconnu.
– Ouvrir les étudiants à de nouveaux styles de musique que propose le Conservatoire.
– Montrer que la sensibilisation du bruit est un sujet important qu’il ne faut pas négliger.
3) Quelles ont été les principales difficultés ou les plus grands défis dans l’organisation de cet événement ?
Les principales difficultés qu’on a rencontré en organisant cet évènement ont été de mobiliser des intervenants externes et internes et de coordonner nos agendas.
Un autre défi a aussi été de s’adapter à notre public notamment pour la promotion de notre évènement et de comprendre les démarches administratives à faire pour la création et la gestion de notre projet.
4) Qu’est-ce que ce projet vous a apporté personnellement ou collectivement en tant qu’étudiants ingénieurs ?
Théo :
Ce projet m’a apporté des compétences en gestion de projet et surtout des connaissances sur la façon dont l’administration de l’INSA gère ces évènements. De plus, ce projet m’a permis d’avoir des responsabilités pendant l’évènement, ce qui m’a donné des compétences sur la gestion logistique de l’évènement le jour même.
Ismaël :
Cette expérience, bien que nécessitante de qualités techniques, m’a beaucoup plus apporté sur l’aspect humain en travaillant avec différentes personnes. Ainsi que de savoir faire confiance à ses pairs, avoir plus de responsabilités pour ne pas être constamment passif. Des compétences qui sont d’autant plus importantes dans un groupe de 3 personnes.
Flore :
Ce projet m’a surtout appris à être plus à l’aise pour démarcher des personnes (avec les partenariats comme Audilab, le Conservatoire, l’INSA ou l’IUT). Je trouve que ça a renforcé notre esprit d’équipe et nous a forcé à apprendre à bien se répartir le travail. Enfin, toute la logistique derrière nous a appris la gestion de projet et ses difficultés.
5) Quel a été le moment le plus marquant de la soirée pour vous ?
Pour nous trois, le moment le plus marquant a été quand on a vu le groupe du conservatoire arriver et faire ses réglages, on a alors réalisé que notre projet était concret et qu’il allait voir enfin le jour après tout notre travail.
On peut rajouter que c’est la première fois qu’on organise un projet de cette envergure, et qu’on est très fiers d’y être parvenus, même s’il y a encore certains points d’amélioration. On espère que d’autres projets de ce genre puissent voir le jour à l’avenir.
Théo, Ismaël et Flore.





